
October 18, 2010 · 0 Comments
Un jeune se ballade dans les environs du palais des congrès de Lomé. Il aperçoit le monument de l’indépendance du Togo. le monument prend la forme d’une femme. Il se demande comme beaucoup de Togolais pourquoi les pères de l’indépendance du jeune Etat
ist olympio se justifie à Aflao SAGBADO
« 40 ans de souffrance infligée par le père, 5 ans par le Fils, ça suffit ». Un écriteau en couleur rouge lisible sur une banderole à coloration jaune. Une couleur qui marie les vestes, tee-shirts et autre portés par les différentes personnalités assises sous un apatam. Apatam sur lequel est attaché ladite banderole.
L’UFC est en meeting. Première du genre à Aflao Sagbado depuis la signature de l’accord RPT-UFC du 26 Mai dernier. « Tout ce qu’on a dit de Gilchrist Olympio n’est que du mensonge », (ovation et huées….) propos de Djovi Gally de l’UFC qui demande au public qui l’entoure de ne pas suivre tout ce qu’on lui dit. Comme ses prédécesseurs, le lieutenant de Gilchrist Olympio explique que le radicalisme ne mène nulle part tout en donnant l’exemple de Nelson Mandela. Ce que reprend son patron quelques minutes plus tard qui explique le bien-fondé de l’accord qualifié d’historique. « Nous avons tout essayé mais rien n’a marché. Après 41 ans de souffrance, nous avons décidé de changer de position afin de sortir le Togo de la crise. »
Gilchrist olympio compte trouver avec les signataires de l’accord du 26 Mai une solution au problème de limitation du mandat présidentiel dans les prochains jours.
Firmin Teko-Agbo
n’avaient pas été influencés par la forme masculine en érigeant ce monument. Mais le GF2D répond : « La femme du monument de l’indépendance qui maintient la flamme de la liberté illustre bien la contribution capitale de la femme dans la lutte pour l’indépendance ».
Malgré cette contribution déplore le Groupe de Femme-Développement, les femmes, de nos jours, sont marginalisés dans les processus de prise de décision aussi bien au niveau local qu’à celui des plus hautes instances étatiques. Cette marginalisation des femmes se traduit par leur très faible représentation dans les sphères de décisions politiques, économiques, administratives, dans les instances locales, nationales et internationales. De plus, la situation socio économique du Togo ne favorise pas cette implication égalitaire des femmes dans les sphères décisionnelles, estime la Secrétaire Générale de l’organisation. Une organisation qui voudrait bien pallier à ce phénomène. Ainsi, un projet vient d’être lancé en ce sens. Il s’agit bien du « plaidoyer et Lobbying pour la participation des femmes dans la vie publique et politique au Togo ». Un projet qui vise à renforcer les capacités de 90 femmes engagés dans la politique et les membres de la société civile, à œuvrer pour influencer les décisions des gouvernants, œuvrer pour l’adoption de loi sur le quota pour la participation des femmes aux postes nominatifs à un taux de 30% au moins et à enfin œuvrer pour la prise en compte des besoins pratiques et intérêts stratégiques des femmes dans les projets de développement.
Des formations sont prévues dans le cadre du projet. Il s’agira de former les femmes en techniques de plaidoyer à Lomé pour la Région maritime, à Kpalimé pour la Région des plateaux et à Sokodé pour les autres Régions. Celle de Lomé débute ce 18 octobre 2010 et ce pour cinq jours.
Firmin Teko-Agbo
By Editor
Tags: Gilchrist Olympio, lutte, projet, Togo