Togo

La CVJR peut mieux faire dans l’affaire Fréau Jardin, selon Agbéyomé Kodjo. Il s’explique dans une Lettre ouverte au Peuple Togolais

November 28, 2011   ·   0 Comments

photo article OBUTS Agbéy

Agbéyomé Kodjo reconnait sa responsabilité morale dans l’affaire de la tragédie de Fréau Jardin. « Au nom de l’éthique qui reste au cœur de mon combat politique, je ne saurais laisser orphelin le peuple Togolais d’une vérité : la reconnaissance de ma responsabilité morale dans ce drame en tant que Ministre de l’administration territoriale et de la Sécurité à l’époque ».
Dans une lettre ouverte au Peuple Togolais, le Leader du Parti politique OBUTS demande pardon à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier pour avoir été « du mauvais coté au moment ou l’histoire s’est déclinée en drame nationale ». il affirme que la CVJR( commission mise en place par le Chef de l’Etat Togolais en vue de faire la lumière sur les violations de droit de l’homme que le pays a connu de 1958 à 2005) n’a pas pleinement accompli sa mission par rapport à ce sujet. Elle aurait du selon lui auditionner la Haute Hiérarchie militaire de l’époque, notamment le Ministre de la Défense Nationale, le Chef d’Etat Major des Armées, de même que les leaders du Haut Commandement des Associations et Mouvements Estudiantins au moment des faits.
En réalité, lors des soubresauts politiques au début des années 90 au Togo, plusieurs personnes ont été tuées à la place Fréau Jardin dans la Capitale le 25 Janvier 1993. Ces Togolais tout comme leurs compatriotes avaient répondu présents à une manifestation pacifique organisée par l’opposition à ladite place. Mais cela avait tourné au drame. Une question se pose alors. Qui sont les auteurs de ce crime ? Beaucoup accusent Agbéyome Kodjo. Ce que l’intéressé nie. Il argue que quand il avait l’information à 30 minutes du drame, il avait tenu informé le Professeur Gnininvi, Président du Collectif de l’opposition à l’époque. Et de plus, il ajoute que plusieurs organisations des droits de l’homme dont l’Amnesty International et la FIDH ne l’avaient pas inculpé dans leurs rapports produits à l’époque.
Toujours dans sa lettre, le Président de l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo solidaire martèle que le Professeur Gnininvi, « Leader incontesté et écouté » qu’il était aurait pu prendre la mesure de sa démarche républicaine vu les antécédents de violences graves durant cette période fort agitée de l’histoire politique du Togo.
Il appartient donc poursuit-il, au Président de la CVJR Mgr Barrigah, que lui soit transmis le rapport déclassifié militaire sur ce tragique évènement de la Place Fréau jardin. « Ce n’est qu’ainsi que la CVJR fera véritablement la preuve d’une volonté réelle d’éclairer fidèlement le Peuple Togolais et la Communauté internationale sur cette tragédie nationale. » Conclue-t-il.
Firmin Teko-Agbo

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